vendredi 10 octobre 2008

Les vendanges ont commencé

Les vendanges ont commencé, les premières cuves ont même commencé à fermenter.

L'année 2008 s'annonce comme étant une excellente année.....
rare, mais excellente.

Malgré des conditions climatiques très difficiles tout au long de l'année, le gel pour certains, le millerandage pour d'autres, une fécondation très hétérogène, des attaques de mildiou incéssantes, le millésime est là.

Enfantement dans la douleur, mais d'une qualité irréprochable. Le peu de récolte (-40%) explique sans doute celà. La plante n'a du nourrir que quelques grappes à chaque pied, mais elle les a bien nourri.




Les vendanges se sont bien déroulées, sous un beau soleil d'automne. La fraicheur du matin (-1°) a permis de rentrer des raisins à une température basse, pour nous faciliter la macération pré-fermentaire.

L'extraction des couleurs et des aromes s'est bien faite, pas d'amertume, le jus est bon, la couleur est là.

Reste à conserver toutes ces bonnes choses tout au long du processus de fermentation.

Voilà pour les dernières nouvelles.

Si vous avez des amis en Angleterre vous pouvez leur signaler que nous serons présents au London Wine Show du 23 au 26 octobre prochains.
http://www.around-saint-emilion.co.uk/

Vous pouvez nous retrouver sur http://www.chateauderoquebrune.com/

samedi 20 septembre 2008

Les vendanges vont commencer

Ca y est nous y sommes. Les vendanges vont commencer, normalement le week-end prochain, pour se terminer 15 jours plus tard, après la récolte des cabernets.


Nous avons atteint la même maturité qu'en 2007 avec pour l'instant une quantité de sucre à 209g/l ce qui représente un potentiel de 12,4°, un ph de 3,2 et une acidité totale de 4,2 gH2SO4/l.


Ce qui signifie que nous pouvons espérer un millésime de qualité équivalente à celui de 2007, avec une pointe d'acidité supplémentaire. Ce millésime produira des vins sur le fruit moins tanniques que les vins de 2005, mais nous devront attendre les vinifications pour confimer.


Nous espérons que le beau temps va se maintenir et qu'il ne pleuvra pas pendant la récolte.


A bientot


Votre dévoué viticulteur

jeudi 11 septembre 2008

Enfin le Guide Hachette

.... Rubis foncé ourlé de grenat, ce 2005 allie les baies noires bien mûres à un léger boisé. Au palais, l'attaque exprime les fruits à l'eau de vie, puis on retrouve les arômes du bouquet dans une chair aux tannins à grain fin et satiné. On pourra servir ce vin prochainement sur un poulet au miel par exemple.
Enfin, nous voici à nouveau sélectionnés par le guide Hachette, sans trop y croire il est vrai, tellement le choix des vins marqués par le boisé fut la règle ces dernières années. J'espère qu'il vont continuer à respecter le choix de chacun, même si une dégustation de vins non boisés est plus difficile car nécessite une procédure de dégustation stricte; dégustation des vins non boisés d'abord puis des vins boisés ensuite.
Cette sélection est une bonne chose. A vous d'apprécier.
Retrouvez-nous sur www.chateauderoquebrune.com

dimanche 31 août 2008

Tarte au maroilles


Pour 4 personne(s):


1 pâte feuilletée fraiche

1 quart de maroille

1 pot de crême fraîche moyen

3 oeufs






1. Etaler la pâte dans le moule à gâteau.
2. Battre les oeufs en omelette.
3. Les mettre sur la pâte.
4. Recouvrir de fines tranches de maroille.
5. Etaler la crême fraîche au dessus.
6. Mettre au four moyen 1/2 heure environ.


Accompagnée d'un Lalande de Pomerol Chateau de Roquebrune, celà fera un excellent repas convivial entre amis.


Pour les malheureux bordelais qui ont du mal à trouver du maroille, vous pouvez trouver la tarte au maroille chez Thiriet. Cela peut vous choquer, mais nous ne trouvons pas de maroille en Gironde. :-(


N'oubliez pas ce week-end (les 6 et 7 septembre) la fête au Maroille à La Capelle pour passer une bon moment entre amis.





mardi 26 août 2008

Le classement des grands crus de St Emilion en question

Aujourd'hui, je souhaite répondre aux propos de Stéphane Toutoundji notre œnologue au sujet du classement des vins de St Emilion.

Je suis d'accord avec lui sur les conséquences de cet imbroglio qui ternit l'image de ce classement.
Mais je trouve cette affaire symptomatique de ce qui se passe dans le milieu du vin bordelais aujourd'hui.
Les passionnés trouveront la genèse de cette affaire dans "La Pourriture Noble " de William Echickson aux éditions Grasset. Ce livre explique les raisons des changements dans le milieu viticole bordelais depuis les années 1995. Deux groupes s'affrontent les "Modernes" et les "Anciens". Ce que ces personnes n'ont pas compris c'est que le vin français est associé à son image et que la guerre que se livre ces personnes ne peut que nuire au vin français.
A qui profite le crime? Quel est le troisième larron?

Pour moi il faut arrêter de vouloir classer les vins selon des critères subjectifs comme les qualités organoleptiques. Tout classement effectué selon ces critères sera juridiquement annulé, car trop dépendant de la subjectivité et de la non reproductibilité de la dégustation.
De plus et c'est à mes yeux le reproche le plus important, ces dégustations ne prennent pas en considération l'avis du consommateur final. C'est lui qui paie, c'est lui qui doit juger.
Revenons à la méthodologie de 1855. C'est la valeur marchande des vins qui doit déterminer un éventuel classement. C'est aux comptables de le faire selon des critères liés à la valeur du prix de vente du tonneaux ou de la bouteille. Même si on peut trafiquer ces chiffres une année ce ne sera pas possible de la faire sur 10 ans.
Revenons à un pragmatisme pur et dur, qui ne permet aucune magouille…., et arrêtons de nous battre entre nous.

Aujourd'hui je dois faire un vin qui plait à mes collègues avant de plaire à mes clients.
Nous marchons sur la tête.
Retrouvez-nous sur www.chateauderoquebrune.com

mardi 19 août 2008

Les travaux d'été

Cette année la nature nous laisse peu de répit. Après un printemps pluvieux, l'été s'annonce très chaud et sec et ne nous permet pas de travailler les sols comme nous le souhaitons. Tant pis il y aura un peu plus de mauvaises herbes dans les rangs que prévu.

Les mois de juin et juillet sont les mois des relevages et des écimages.

La vigne qui à l'origine est une liane a tendance à vouloir "ramper" sur le sol pour pouvoir se reproduire par marcottage, alors que pour avoir de belles grappes nous souhaitons qu'elle se reproduise grâce à ses graines de raisins et ses pépins.

Pour celà nous devons relever ses branches vers le ciel grâce à nos palissages. Cette opération s'appelle le relevage.

Une fois relevé, nous coupons les branches trop hautes pour que la vigueur de la plante se répartisse homogènement sur tout le pied et dans les grappes, c'est l'écimage.




Voici ce que celà donne avant:
et après:
N'hésitez pas à nous poser des questions et retrouvez-nous sur http://www.chateauderoquebrune.com/

mercredi 6 août 2008

La réforme des AOC (suite)

Depuis le 1er juillet les AOC nouvelles sont arrivées.


Chaque viticulteur doit se déclarer auprès des OI (Organisme d'Inspection) comme viticulteur-éleveur, conditionneur et metteur en marché.


Par rapport à l'ancien système nos gouvernants (au niveau de la viticulture j'entends) ont rajouté une couche supplémentaire. Soit disant que les syndicats viticoles étaient juges et partie dans la décision d'agréer les vins. Les syndicats élaboraient les règles de production et controlaient eux-mêmes sous couvert de l'INAO la qualité de leur production.


Maintenant il existe les ODG (Organismes de Défense et de Gestion), qui proposent les règles de production à l'OI (Organisme d'Inspection), qui les valident et les transforment en règles de production avec l'accord de l'INAO, pour être controlées par un OE (Organisme Externe) de contrôle qui pourra être soit l'INAO, soit les organismes de contrôle comme Véritas, Apave, etc....


Déjà on peut se poser la question: à quoi ça sert? Est-ce que les consommateurs se plaignaient de l'ancien système?


Aujourd'hui on mesure mieux combien ça va couter:
- en coût direct, nous en sommes à 2€/hl,
- en temps, celà va représenter 5h de travail supplémentaire par semaine. Les viticuilteurs vont passer de 60h de travail par semaine (Cf les sondages apparus aujourd'hui dans vos média) à 65h. C'est sans doute celà le progrès.


Aujourd'hui les viticulteurs n'arrivent pas à remplir les papiers et trouver tous les documents qu'on leur demande.


Depuis le 1er juillet le millésime 2007, ne peut pas sortir des chais, car les décrets de la réforme ne sont pas votés, donc les vins de ce millésime ne sont pas agréés et ne peuvent pas être d'origine controlée.


Et pendant ce temps là les anglo-saxons vendent leurs vins sans contrainte.